L'avez-vous vu appareiller
Par un beau jour d'été ?
Sortir du port
Toutes voiles dehors.
Debout sur le pont
Vêtues de leurs tricots rayés,
Se tiennent les joyeux lurons
Qui accueillent les passagers,
Et qui veillent au grain
Pour ceux qui n'ont pas le pied marin.
Il arrive aussi que le bateau tangue et roule
Quand il y a de la houle.
Car la mer a aussi ses humeurs
Mais les marins n'ont pas peur.
Sur ce bateau, la voile est reine
Et hissés dans les haubans,
Les focs et les misaines
Escortés par les mouettes et les goélands,
Il sait où il va
Et qu'il reviendra.
Mais où va-t-il ?
Part-il vers une île ?
Peut-être l'Ile de Sein !
Voir Jean-Louis le dauphin.
Faire le Robinson Crusoé ?
Voguant à son gré
Et pourquoi pas ?
Mais il est révolu ce temps-là,
Il va seulement représenter
Son pays, sa région
Où les marins sont légions.
Etre le gardien de la mémoire
Avec son heure de gloire,
Pour que ne tombe dans l'oubli
La dure vie des matelots
Qui toute leur vie
Ont bravé les flots.
Le visage tanné par le vent,
Sous n'importe quel temps
Pour ramener des poissons d'argent
Ce n'est sûrement pas un bateau fantôme
Avec à son bord tous ces hommes.
Malgré les vents et marées
C'est une réalité
Et à tout un chacun
Je vous présente : le Cap-Sizun

 

Aline VELLY. ( 5 Septembre 2005)

 

Fin

Poème d'Aline VELLY